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2008/4 Informationswissenschaft: Die Instrumente der Zukunft

OpenURL: pour améliorer l’expérience de l’usager

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Face à la concurrence des ressources li­brement accessibles en ligne, les bibliothèques doivent innover et valoriser leurs spécificités, parmi lesquelles les ressources électroniques payantes. Ces ressources électroniques sont devenues un élément majeur des fonds documen­taires, dans les bibliothèques de recher­che en particulier, mais restent souvent méconnues des lecteurs ou peu utilisées en dehors d’un public d’initiés. L’une des solutions se trouve dans les résolveurs de liens OpenURL.

1. Introduction

L’utilisation limitée de ces ressources s’explique par l’enchevêtrement des différents fournisseurs (bouquets de re­vues, bases de notices bibliographiques, éditeurs ...) qui rend difficile la naviga­tion entre les ressources et l’accès au texte intégral des articles. Une solution pour pallier ce problème consiste à met­tre en place des outils de recherche fé­dérée pour permettre à l’usager de re­ trouver l’article sans se soucier du four­nisseur. Mais la navigation entre les articles reste problématique, avec des références à copier pour les rechercher dans une autre fenêtre, sans être certain de trouver le document.

Une autre solution, que nous développerons ici, se trouve dans les résolveurs de liens OpenURL. Leur but est d’indiquer à un utilisateur qui se trouve face à une référence bibliographique si sa bibliothèque peut lui fournir un accès au document primaire cité, et les informations lui permettant d’y accéder (le lien direct vers l’article si la bibliothèque y a accès).

On parlera principalement ici des arti­cles scientifiques, cible d’origine de l’OpenURL et autour desquels le ser­vice s’est développé, mais tous les types de documents (numériques ou non) sont potentiellement concernés. Cer­tain résolveurs se connectent au SIGB pour enrichir les résultats des ouvrages papiers.

2. Fonctionnement

Avec l’OpenURL, lorsque l’utilisateur consulte une notice bibliographique, celle­-ci est suivie d’une icône cliquable ou d’un lien, qui active une fenêtre pop­-up  lui signalant les services disponi­bles pour la référence.

Cette fenêtre est affichée par le résol­veur de liens, qui est une application autonome mise en place par la biblio­ thèque et disposant d’une base de connaissance décrivant les fonds de l’établissement. Lorsque l’utilisateur clique sur le lien à la suite des référen­ces, ce lien transmet les métadonnées au résolveur qui affiche alors les servi­ces disponibles, le principal étant l’ac­cès au texte intégral. Parmi les autres services que la fenêtre peut afficher, on trouve la possibilité de lancer une re­cherche sur la référence dans un cata­logue externe (Worldcat par exemple), d’envoyer un formulaire de demande d’achat ou de P.E.B. avec les métadon­nées bibliographiques pré­remplies, la possibilité d’exporter ces métadonnées vers un logiciel bibliographique ...

3. Génération des liens OpenURL

Une des principales difficultés de la mise en place d’un résolveur de liens est liée à la génération des boutons ou des liens à la suite des références. En effet, derrière ces boutons se cache un lien OpenURL sous la forme suivante: http://www.exemple.com/resolve...

Deux parties se distinguent dans cette adresse:

– http://www.exemple.com/resolveur?: l’adresse du résolveur de liens, propre à la bibliothèque.

– genre=article&atitle=Why%20OpenURL%3F&date...: les métadonnées liées au document cherché, encodées selon la norme OpenURL.

La deuxième partie est générée au mo­ment de l’affichage de la référence, elle est identique quelle que soit la biblio­thèque à laquelle le lecteur est inscrit et ne pose pas de problème. La première en revanche, dépend de la bibliothèque de rattachement du lecteur, elle est donc dynamique. Deux solutions exis­tent pour l’indiquer:

– Signaler cette adresse à son fournis­seur de contenus. C’est la solution proposée par les éditeurs de base payante. L’utilisateur étant connu car identifié (via un login ou son adresse IP), il suffit que la bibliothèque ait indiqué au fournisseur l’adresse de base de son résolveur pour que le lien puisse être généré. Cette solution a l’avantage de présenter le lien à tous les utilisateurs autorisés, mais néces­site d’indiquer l’adresse du résolveur à tous les fournisseurs. Cette opéra­tion est parfois prise en charge par les éditeurs de résolveur.

– Utiliser le principe des COinS1: le fournisseur cache après chaque réfé­rence les métadonnées encodées se­lon la norme OpenURL. Par défaut l’utilisateur ne voit rien, mais s’il dis­pose d’un plugin spécifique2, un lien vers le résolveur sera généré dynami­quement en incluant les métadon­nées. L’avantage de ce système, en plus d’affranchir du travail de signa­lement propre à la solution précé­dente, est qu’il permet de disséminer la bibliothèque sur un nombre poten­tiellement illimité de sites. Le prin­cipe est utilisé sur Wikipedia, Worldcat, Citebase ... Sur les postes de la bibliothèque, on peut ins­taller et configurer le plugin, mais pour les machines personnelles des utilisateurs, la question est plus com­plexe et nécessite de communiquer sur le service pour le voir utilisé.

La génération d’OpenURL sous l’une de ces deux formes est supportée de manière hétérogène. Chez les acteurs internationaux (type Sciencedirect, Springerlink ...), la génération de liens est prise en charge. Pour les plus petits éditeurs en revanche, ou ceux qui se trouvent dans des domaines où le nu­mérique est moins prégnant, la péné­tration de l’OpenURL est moindre, mais commence à arriver, avec l’augmentation des installations de résol­veurs dans les bibliothèques. 

4. Le résolveur

L’élément central du résolveur de liens est sa base de connaissance. Elle est fournie avec l’outil, puis le plus souvent mise à jour sous la forme d’un abonne­ment. Cette base est un critère détermi­nant dans le choix du résolveur. Les éléments qui entrent en compte sont:

– Adéquation avec le fonds de la biblio­thèque: même si la bibliothèque peut ajouter elle-­même ses fournisseurs, c’est un travail fastidieux si l’on sou­haite avoir une base de qualité. On s’interrogera en particulier sur la prise en compte des bouquets de pé­riodiques. Si la bibliothèque est abon­née à un bouquet de plusieurs centai­nes de revues et si ce bouquet est prédéfini dans la base de connais­sance, la bibliothèque n’aura pas à sélectionner tous les titres un à un, et se contentera d’indiquer qu’elle est abonnée au bouquet. Par la suite, les titres entrant ou sortant du bouquet seront pris en compte dans les mises à jour régulières de la base de connais­sance (si l’éditeur du résolveur de liens suit bien ces mises à jour).

– Qualité de la base proposée par le fournisseur, en particulier au niveau des liens vers le texte intégral. En ef­fet, même si certains fournisseurs de texte intégral disposent de leur propre résolveur de liens, et peuvent ainsi afficher le texte intégral à partir d’in­formations encodées selon la norme OpenURL, ce n’est pas le cas pour tous. Pour les autres, si l’on souhaite fournit un lien direct vers l’article, il est nécessaire de savoir comment en­ coder les métadonnées pour construi­re le lien direct vers l’article si cela est possible.

A l’exception de la base de connais­sance, les services supplémentaires évoqués plus haut sont disponibles sur la plupart des solutions. Une petite di­zaine d’outils se partagent le marché, dominé par Ex­Libris avec son résol­veur SFX, qui fait suite aux travaux de recherche ayant donné naissance à l’OpenURL en 1998.

On signalera aussi quelques tenta­tives de développement de logiciels li­bres, dont la principale difficulté est liée au travail colossal que représente le maintien de la base de connaissances. Les outils actifs dans ce domaine sont CUFTS3et Openlinker4(ce dernier est développé par la bibliothèque universi­taire de médecine et le centre de docu­mentation en santé publique de Lau­sanne).

Parmi les services qui peuvent faire la différence entre deux résolveurs, on citera la présence d’un connecteur in­terrogeant de manière dynamique le SIGB de la bibliothèque pour ajouter aux résultats les collections physiques.

5. L’impact

La question principale à se poser concerne l’impact de l’outil sur l’usager. Les études disponibles indiquent des retours globalement positifs, en parti­culier dans les bibliothèques disposant de fonds électroniques larges. Pour les autres, le pop­up du résolveur affichera souvent que le texte intégral n’est pas disponible et proposera des services avec une valeur ajoutée moindre, à un utili­sateur qui cherche en premier lieu le texte intégral, limitant ainsi l’intérêt de l’outil.

En ce qui concerne l’impact sur l’utilisation des ressources électroni­ques, les quelques études existantes font toute ressortir une augmentation générale des usages.

6. Conclusion

Le résolveur de liens est un outil dont les avantages sont indéniables pour les bibliothèques disposant de ressources électroniques. C’est dans cette situation que l’outil prend tout son intérêt, dans sa capacité à faciliter la navigation entre ressources. Après dix ans de travaux autour de cette norme, les résolveurs sont devenus un élément central des systèmes de gestion de ressources nu­mériques. En 2007 en France, plus de la moitié des établissements ayant ré­pondu à un questionnaire sur le sujet disposaient d’un résolveur de liens ou étaient en train d’en installer un.

Mais la mise en place de cet outil doit s’accompagner d’un suivi de la part des professionnels sans quoi l’utilité sera très limitée. Pour qu’un projet de résolveur de liens réussisse, il faut en effet:

– Paramétrer la base de connaissance

– Signaler le résolveur de liens auprès des principaux fournisseurs de noti­ces bibliographiques, mais aussi de ressources électroniques (texte inté­gral pour les références dans les bi­bliographies d’articles) 

– Suivre les mises à jour de la base de connaissance.

Bibliographie

Pour une bibliographie sélective sur ce sujet, on consultera le mémoire de l’auteur L’Open- URL dans les institutions françaises, une chance pour la valorisation des ressources électroniques?, disponible en ligne (http://memsic.ccsd.cnrs.fr/mem...).

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Sylvain Machefert

Ingénieur en informatique et diplômé de l’INTD, Sylvain Machefert s’est spécialisé dans l’ingénierie documentaire. Il est depuis 2005 consultant au sein du cabinet doXul­ting, où il prend en charge des missions de conseil et d’assistance. Il est notamment coauteur de l’ouvrage Mener un projet Open Source en bibliothèque, documentation et archives paru en 2007 aux Editions du Cercle de la librairie (978­2­7654­0954­0).

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*Pflichtfeld

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Angesichts des Wettbewerbs, der unter den online freizugänglichen Ressourcen herrscht, müssen die Bibliotheken innovative Ansätze wählen und ihre Qualitäten und Spezifitäten (dazu gehören auch kostenpflichtige EDV-­Angebote) entsprechend ins Feld führen. Diese EDV­-Angebote sind zu einem wesentlichen Bestandteil von dokumenta­rischen Beständen geworden, insbesondere in Forschungsbibliotheken. Entsprechende Angebote geraten ausserhalb eines Fachpublikums kaum in den Fokus einer breiteren Leserschaft und werden dadurch kaum genutzt.

Die eingeschränkte Nutzung dieser Ressourcen kann erklärt werden mit dem kompli­ziert verschachtelten Netz von Anbietern (Zeitschriftenverzeichnisse, bibliographische Datenbanken, Verleger...), welches die Navigation zwischen den einzelnen Ressourcen und den Zugang zum integralen Text eines Artikels erschwert.

Abhilfe oder immerhin Linderung kann hier das Anbieten von übergreifenden Suchins­trumenten schaffen. Diese erlauben es den Nutzern, einen bestimmten Artikel zu finden, ohne vorgängig dessen Anbieter suchen zu müssen. Die Navigation zwischen den ein­zelnen Artikeln bleibt allerdings schwierig – man muss Referenzen kopieren und in einem anderen Fenster nach ihnen suchen, ohne dabei sicher sein zu können, dass man den gesuchten Artikel auch tatsächlich finden wird.

Einen anderen Lösungsansatz, der vom Autor entwickelt wird, bilden die Linkresolver OpenURL. Diese zielen darauf ab, dem Nutzer, der einen bibliographischen Verweis sucht, mitzuteilen, ob «seine» Bibliothek ihm einen Zugang zum Originaldokument verschaffen kann. Gleichzeitig liefern die Linkresolver die Informationen, die benötigt werden, um auf das Dokument zuzugreifen (d.h. den direkten Link auf den Artikel, sofern die Bibliothek über einen entsprechenden Zugang verfügt).

Der Autor untersucht in erster Linie den Bereich wissenschaftliche Artikel und Doku­mente, die ursprünglich den Ausgangspunkt für die Dienstleistung des OpenURL bil­deten. Inzwischen verarbeitet OpenURL aber sämtliche Formen von Dokumenten (in­formatisierte und nicht-informatisierte). Es gibt Resolver, welche sich mit dem integrier­ten Bibliothekssystem verbinden, um die Trefferquote und ­-qualität von gedruckten Artikeln zu erhöhen.