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2013/4 Linked Open Data und Big Data

Inscrire les données du Service de la culture dans le Web pour mieux valoriser le patrimoine

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Les questions relatives à la mise en réseau et à l’interopérabilité entre les systèmes d’information et de description, ainsi qu’à l’échange et/ou à la réutilisation des don-nées constituent aujourd’hui un enjeu professionnel majeur pour les institutions de conservation du patrimoine.

Elles sont actuellement au cœur des ré­flexions menées par le Service de la culture du canton du Valais, dans le sillage de la mise en place d’une plate­forme de pérennisation et d’archivage pour les collections numériques et nu­mérisées des Archives de l’Etat du Valais, de la Médiathèque Valais et des Musées cantonaux conforme aux normes et stan­dards internationaux en la matière. Elles aboutiront concrètement à la fin du pre­mier semestre 2014 par la mise en ligne d’un outil de recherche fédérée dédié au patrimoine valaisan, l’ouverture d’un entrepôt OAI­PMH (open data culturel) et l’alignement des notices descriptives selon les principes du Web de données (linked open data).

Le présent article retrace en trois parties les étapes successives d’un pro­jet qui a débuté en 2011 et qui a pour ambition d’offrir à toute personne inté­ressée un accès aux ressources patrimo­niales conservées par les Archives de l’Etat du Valais, la Médiathèque Valais et les Musées cantonaux à partir d’un portail unique.

1. L’outil de recherche fédérée du Service de la culture

L’origine du projet de recherche fédérée se situe en fait dans le sillage de l’ouverture de la plate­forme de pérennisation et d’archivage en mai 2011. Il s’est agi, à cet instant, de mettre en réseau et de donner accès aux ressources numériques et numérisées disponibles sur cette plate­forme, indépendamment des outils métier institutionnels usuels – scopeArchiv pour les Archives de l’Etat du Valais et le catalogue collectif RERO pour la Médiathèque Valais. Rapide­ment, toutefois, s’est imposée l’idée de réaliser un outil qui, au­-delà des seules ressources numériques et numérisées, donne accès à toutes les ressources en lien avec le patrimoine conservées par le Service de la culture. C’est ainsi qu’est né le projet d’outil de recherche fédérée. Actuellement en voie de finalisation, ce projet s’est déroulé en deux phases:

– une phase­-pilote (avril-­décembre 2011), qui a permis de démontrer la faisabi­lité d’une mise en réseau de res­sources disparates;

– une phase de déploiement (janvier 2012 juin 2014), qui permet de conso­lider les acquis de la phase­pilote.

Sans revenir sur tous les éléments du projet, j’en mentionnerai ici les princi­paux.

Particularité de la structure de projet

Le projet est piloté par la cellule e­culture du Service de la culture. Cette structure originale, qui regroupe des représen­ tants des Archives de l’Etat du Valais, de la Médiathèque Valais, des Musées cantonaux et de l’Encouragement des activités culturelles, a notamment pour objectif de mener des projets transver­saux en lien avec les technologies nu­mériques et relatives à la collecte, à la conservation, à la mise en valeur et à la promotion du patrimoine culturel va­laisan et des ressources qui lui sont associées.

Particularité du projet

Dans sa philosophie, mais à une échelle nettement moindre, le projet de re­cherche fédérée se rapproche par ail­leurs de la bibliothèque numérique eu­ropéenne lancée en novembre 2008 (Europeana). Il s’agit, en effet, de mettre à la disposition du public intéressé par le patrimoine valaisan un outil qui fé­dère des ressources descriptives qui ne le sont pas encore (fonds d’archives, collections audiovisuelles, bibliothèque numérique et collections muséales). Sur ce point, le défi principal porte sur la mise en commun et l’alignement de ressources décrites selon des normes et standards qui diffèrent fortement.

Choix de l’outil informatique

La particularité du projet a eu une inci­dence significative sur le choix de la solution informatique. Au terme d’une procédure sur invitation, c’est l’entre­prise française Antidot SAS qui a été retenue pour réaliser l’outil de re­cherche fédérée1. Ce choix s’est notam­ment justifié en raison des solides réfé­rences dont disposait l’entreprise dans le domaine de la gestion de l’informa­tion, son expérience avérée dans la mise en œuvre d’outils de recherche fédérée et d’accès à l’information à tra­vers de multiples portails et l’intégra­tion des outils du web de données qu’elle proposaitL’entreprise Antidot a notamment réalisé le portail du Centre national de la recherche scientifique pour les sciences humaines et sociales (www.rechercheisidore.fr/ [consulté le 15 octobre 2013])..

Choix du corpus

L’outil de recherche intègre actuelle­ment 362 704 notices descriptives qui se répartissent comme suit: – 68 947 notices de fonds d’archives conservés aux Archives de l’Etat du Valais (Etat du Valais, communes, bourgeoisies et paroisses, ainsi que fonds privés) et progressivement mis à la disposition du public sur le portail scopeQueryhttp://scopequery.vs.ch/suchinfo.aspx [consulté le 15 octobre 2013].;

– 279 182 notices de la bibliographie valaisanne disponibles sur le portail valaisan de RERO;

– 14 225 notices des ressources audio­ visuelles conservées à la Médiathèque Valais – Martigny (photographies, enregistrements sonores et films) et mises à la disposition du public sur le portail «mémoire audiovisuelle du Valais»2

– 350 notices issues des deux catalo­gues «Collectionner au cœur des Alpes» publiés par le Musée d’art et le Musée d’histoire du Valais3.

Livraison et traitement des données

L’un des principaux avantages du mo­dule Antidot Finder Suite, utilisé pour le traitement des données, réside dans le fait qu’il accepte en entrée des for­mats très variés, indépendamment de leur source. C’est ainsi que chaque of­fice a pu déterminer son mode de livrai­son: les Archives de l’Etat du Valais exportent leurs unités de description en EAD (Encoded Archival Description), tandis que les notices de la bibliogra­phie valaisanne sont livrées en Dublin Core et celles des collections audiovi­suelles sont extraites de l’entrepôt OAI­-PMH de la Médiathèque Valais – Martigny. Quant aux Musées canto­naux, ils fournissent leurs notices des­criptives dans un fichier Excel.

Le module Antidot Finder Suite aligne ensuite les différents flux et les transforme en un format pivot dérivé du Dublin Core, avant d’appliquer sur le corpus ainsi constitué différents filtres d’indexation.

Editorialisation de l’outil de recherche fédérée 

Le site dédié à la recherche fédérée est actuellement en cours de créationC’est l’entreprise Conchita-Plus qui a été choisie pour créer l’interface de consultation (www.conchita-plus.ch/ [consulté le 15 octobre 2013]).. A terme, il offrira au public un outil de re­ cherche dont les résultats pourront être affinés à l’aide de facettes (provenance institutionnelle, lieux, périodes historiques et personnes). Il mettra également en exergue un «document du mois» qui se fera l’écho de l’actualité d’un office (exposition, conférence, journée théma­tique ou encore nouvelle publication).

2. Vers un open data culturel

Dès les origines du projet, soucieux d’en assurer une diffusion aussi large que possible et dans le sillage des ini­tiatives actuelles en la matière, le Ser­vice de la culture a décidé de rendre ses données interopérables et réutilisables. C’est ainsi que s’est très rapidement imposée l’idée de créer un portail qui rendent interopérables et moisson­nables les données, dans la perspective de créer une plate­forme d’open data culturel au niveau valaisan. Sur ce point, le Service de la culture a pu béné­ficier de l’expérience de la Médiathèque Valais, qui rend disponibles depuis 2009 déjà ses collections audiovi­suelles à travers un entrepôt OAI­-PMHConsultable à l’adresse http://xml.memovs.ch/oai/, l’entrepôt OAI-PMH de la Médiathèque Valais rend disponibles sous forme de sets ses collections de photographies, d’enregistrements sonores et de films. Les données sont disponibles dans les formats suivants: oai_dc, qdc (Dublin Core qualifié), ead, marcxml et ese (Europeana) [consulté le 15 octobre 2013].. Ce modèle a donc été repris et adapté en fonction des besoins. C’est ainsi que l’entrepôt OAI-­PMH du Ser­vice de la culture, actuellement en cours de validation auprès de l’Open Archive Initiativewww.openarchives.org/ [consulté le 15 octobre 2013]. et mis à disposition au début de l’année 2014 sur le site Internet de l’Etat du Valais4, proposera ses données dans deux formats: le for­mat oai_dc, constitutif de tout entrepôt OAI­PMH, et le modèle de données d’Europeana (EDM).

Les sets seront ensuite rendus ac­cessibles sous deux formes: 

 – par provenance institutionnelle (sets «Archives de l’Etat du Valais», «Bibliothèque numérique», «Mémoire audio­visuelle du Valais» et «Musées cantonaux»); 

 – par type de ressources (sets «Photogra­phies», «Enregistrements sonores», «Films», «Monographies», «Articles» et «Fonds d’archives»).

3. L’intégration du linked open data

Rendre interopérables ses données à travers un entrepôt OAI­-PMH constitue certes une première étape importante, mais elle reste néanmoins insuffisante au regard des possibilités qu’offre dé­sormais le Web de données en matière d’échange et de réutilisation des don­nées. C’est ainsi que l’alignement des notices descriptives selon le modèle de données d’Europeana permettra aux données du Service de la culture d’être présentées selon la structure du RDF (Ressource Description Framework).

Le référentiel des lieux, par exemple, sera aligné sur GeoNames, base de don­nées géographique de plus de 6,5 mil­lions de lieux existantswww.geonames.org/ [consulté le 15 octobre 2013].. Des discus­sions sont par ailleurs en cours à l’in­terne pour aligner le référentiel des personnes avec le fichier d’autorités VIAF5. Par contre, l’abandon – tempo­raire toutefois – du référentiel des ma­tières à ce stade du projet reporte l’ali­gnement de ce dernier avec le thésau­rus-­matières pour l’indexation des archives locales proposé par le Service interministériel des Archives de France6ou la CDU abrégée7

Au final, les réflexions autour de la créa­tion d’un outil de recherche fédérée permettront non seulement d’offrir à toute personne intéressée un portail d’accès unique au patrimoine valaisan, qui pourrait du reste tout à fait être enrichi par des ressources en lien avec le Valais provenant d’autres institutions, mais surtout de l’inscrire dans le sillage des projets d’open data et de linked open data actuellement en cours en matière de valorisation du patrimoine. En somme d’inscrire pleinement les don­nées du Service de la culture dans le Web pour les valoriser au mieux.

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Alain Dubois

archiviste paléographe, Archives de l’Etat du Valais

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*Pflichtfeld

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Die Überlegungen zur Onlinestellung und Interoperabilität zwischen verschiedenen Informationssystemen, ebenso wie der Austausch und/oder die Wiederverwendung von Daten stehen im Zentrum der Überlegungen der Dienststelle für Kultur des Kantons Wallis, die im Gefolge der Inbetriebnahme der Speicher- und Archivierungsplattform für die digitalen und digitalisierten Bestände des Staatsarchivs des Kantons Wallis, der Mediathek und der kantonalen Museen angestellt wurden. Am Ende des ersten Semesters 2014 sollen diese Überlegungen ganz konkret zur Onlinestellung einer gemeinsa-men Suche für das Walliser Kulturgut, zur Öffnung eines Datenlagers Open Archives Initiative Protocol for Metadata Harvesting (OAI-PMH) und zum Abgleich der beschreibenden Daten nach den Grundsätzen des semantischen Webs führen.

Der vorliegende Artikel zeigt die wichtigsten Etappen des Projekts auf, das 2011 begonnen wurde und das zum Ziel hat, allen Interessierten den Zugang zu den kulturellen Ressourcen der Dienststelle für Kultur des Kantons Wallis über ein Guichet virtuel («One-Stop-Portal») zu ermöglichen.