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2013/2 Gender Studies und I+D

Le Genre en 2013 à la BCU Lausanne

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En 2013, le genre pose trois questions distinctes dans le contexte de la BCU Lausanne: l’égalité de traitement, l’égalité de la représentation des sexes, et l’égalité de représentation dans les différents secteurs d’activité de la bibliothèque.

Egalité de traitement

Les salaires étant fixés à l’Etat de Vaud de manière centralisée par le SPEV (Service du personnel de l’Etat de Vaud), l’égalité de traitement pour une profession et un niveau de fonction donné est garantie. Vu le bon niveau de représentation des femmes dans les fonctions dirigeantes de la BCUL, l’égalité de traitement peut être considérée comme assurée à tous les niveaux de salaire, ce qui représente un réel achèvement en comparaison avec de nombreux autres secteurs d’activité à l’Etat de Vaud et en Suisse en général


Egalité de représentation des sexes

Comme dans de nombreux cantons, la culture est, en pays de Vaud, un domaine largement investi par les femmes. Leur visibilité dans les postes dirigeants est évidente: Le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) a à sa tête une femme, la conseillère d’Etat Anne-Catherine Lyon, seconde femme à assurer ce rôle à l’Etat de Vaud après Francine Jeanprêtre, en charge de ce département entre 1998 et 2002. Le Service des affaires culturelles (SERAC) dont dépend la BCU Lausanne est lui aussi géré par une femme, la cheffe de service

Brigitte Waridel; ce poste est également occupé pour la seconde fois par une femme, Mme Waridel ayant succédé à Mme Laurette Wettstein. Enfin, la BCU Lausanne est dirigée par une femme, la soussignée, pour la première fois de son histoire! S’il y a toujours un biais dans la représentation des femmes dans les fonctions supérieures de l’Etat de Vaud en général, ce n’est pas le cas dans le domaine bibliothécaire.

Au niveau des cadres supérieurs, le Conseil de direction de la BCUL se compose actuellement de quatre femmes et cinq hommes (44% de femmes). La légère majorité masculine est significative dans le sens où l’expérience montre qu’à ce niveau de responsabilité et dans cette tranche d’âge (35–45 ans), les femmes sont plus difficiles à recruter, en particulier pour les postes nécessitant absolument un engagement à 100% (voire, soyons honnêtes, d’un engagement au-delà d’un 100%). Entre 35 et 45 ans, les femmes s’avèrent souvent encore fortement engagées dans l’éducation de leurs enfants et se trouvent prétéritées à postuler à des fonctions qui ne sont pas proposées à temps partiel.
Au niveau des cadres moyens, la BCUL compte 70% de femmes, ce qui est un excellent score. Il s’explique par le fait que les bibliothécaires au bénéfice d’une solide formation de base, recrutées dans les années 1990, étaient à plus de 70% des femmes. Beaucoup d’entre elles ont donc évolué vers des postes de cadre moyen, postes que la BCUL propose en bon nombre à temps partiel.
La profession dans son ensemble a attiré, durant ces deux dernières décennies, de plus en plus d’hommes: la BCUL en 1993 comptait 79% de femmes au sein de son personnel; ce ratio est actuellement de 56%. Dans l’ensemble, la BCUL est donc moins exclusivement féminine en 2013 qu’elle ne l’a été à la fin du XXe siècle.

Egalité de représentation dans les différentes tâches

Les hommes et les femmes sont-ils/ elles assignés/es aux mêmes tâches au sein de la BCUL? Oui et non. Dans les professions bibliothécaires, les genres sont assez équilibrés, avec une légère prédominance féminine.
Du fait que la BCU Lausanne est largement numérique, on pourrait s’attendre à voir un bastion masculin dans ce secteur, étant entendu que les femmes sont traditionnellement peu présentes en Suisse dans les métiers de l’informatique. Pourtant, il n’en est rien: l’équipe informatique de la BCU Lausanne, bien que relativement équilibrée du point de vue des genres, reste à prédominance féminine. En raison de l’informatisation ancienne de son catalogue dès le début des années 1980, nombre de bibliothécaires femmes de la BCUL ont apprivoisé ce domaine pour rejoindre en fin de compte notre équipe informatique. La nouvelle génération de bibliothécaires féminines, formées par la HEG, a complété, ces dernières années, cette équipe en plein essor. La gestion des ressources électroniques, quant à elle, est entre des mains purement féminines.

La prédominance masculine s’applique cependant entièrement à l’équipe de logistique, non par choix, mais par défaut, peu de femmes étant présentes sur le marché du travail dans ces professions.


La volonté de la direction d’avoir un équilibre des genres

Non seulement globalement, mais aussi spécifiquement dans les sections, la direction de la BCU Lausanne tente, si possible, d’aboutir à des équipes équilibrées du point de vue du genre, essentiellement en raison du fait que le public desservi par la BCU Lausanne… se com
pose, de manière équilibrée, d’hommes et de femmes! La BCU Lausanne a pour principe de maintenir un contact étroit entre son personnel et ses publics, ceci afin que les bibliothécaires connaissent bien ces derniers en termes de besoins et d’attentes. Le personnel masculin et féminin, tous niveaux de formation confondus, assure des heures d’accueil et/ou de renseignement aux guichets de la BCUL.

La BCU Lausanne est présente autant sur le site de l’UNIL qu’en plein centreville de Lausanne. Les bibliothèques sont des lieux communautaires réglés par des codes de bonne conduite parfois difficiles à faire respecter dans notre société de plus en plus égocentrée. Ce travail en contact avec le public nécessite non seulement de bonnes connaissances professionnelles, mais aussi de solides compétences émotionnelles, de savoir-vivre, de gestion des transactions, voire de gestion des conflits. La sécurité du personnel et des usagers nécessite de temps à autre l’intervention rapide des bibliothécaires, parfois même des partenaires en charge de la sécurité du Palais de Rumine, de la police ou de la sécurité de l’UNIL. La bonne gestion de ces cas de figure requiert de l’aplomb, une capacité à juger rapidement et précisément d’une situation, et de prendre les mesures adéquates même sous le poids du stress émotionnel. Ces aptitudes sont-elles plutôt féminines ou plutôt masculines? La réponse à cette question est: les deux. Car c’est dans l’équilibre des genres que réside la solution; équilibre au sein de la BCUL, celui au sein des équipes, mais aussi celui qui règne en chaque personne. Femmes et hommes doivent être et se sentir capables de gérer ces situations, non pas forcément tous seuls, mais en confiance au sein d’une équipe, dans une dynamique fondée sur l’expérience de la réalité du terrain. Les compétences requises ne sont entièrement couvertes ni par la force brute, ni par l’art de la répartie cinglante, ni par une trop grande permissivité ou le trop émotionnel, mais bien par l’équilibre d’un ensemble de qualités qui, à entendre les collaboratrices et collaborateurs… simplifient aussi passablement la vie de tous les jours en dehors de la bibliothèque!

Frey Jeannette 2015

Jeanette Frey

Née le 13 avril 1962 à Kirchberg, BE. MA en

Lettres (Histoire ancienne, archéologie classique et égyptologie) à l’Université de Fribourg, puis rédactrice à la Rédaction LIMC (Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae) à Bâle. De 1992–1998, responsable de la Photothèque du Musée national suisse à Zurich; premières expériences dans l’informatisation et la numérisation des fonds photographiques.

De 1998–2002, responsable des Archives fédérales des Monuments historiques à Berne, en charge des projets d’informatisation et de numérisation de fonds photographiques. En 2002, changement dans le secteur privé, en tant que responsable Information & Communication, tout en menant en parallèle des études d’informatique et de mathématiques à l’Université de Fribourg. En 2004, reprise de la responsabilité des Périodiques et Ressources électroniques à la BCU Lausanne. Directrice de la BCU Lausanne depuis mai 2008. Projets principaux en 2015: extension du bâtiment principal de la BCU Lausanne, l’Unithèque, sur le campus de Dorigny, et RenouVaud, implémentation d’un nouveau SIGB pour l’ensemble des bibliothèques du réseau vaudois (plus de 100 bibliothèques).

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*Pflichtfeld

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Jeannette Frey, Direktorin der Kantons- und Universitätsbibliothek in Lausanne, behandelt drei grundlegende Fragen aus der Geschlechterdiskussion, die sich in der von ihr geleiteten Institution stellen: Gleichbehandlung, ausgeglichene Anzahl der beiden Geschlechter und ausgeglichene Vetretung der beiden Geschlechter bei den verschiedenen Aufgaben.

Sie hält fest, dass die Gleichbehandlung für einen Beruf und ein Funktionsniveau gegeben ist. Sie stellt weiter fest, dass es zwar eine Untervertretung der Frauen in höheren Funktionen des Kantons Waadt gäbe, dass dies allerdings für den Bibliotheksbereich nicht zutreffe. Tatsächlich wird die BCU erstmals seit ihrer Gründung von einer Frau geleitet (der Verfasserin). Jeannette Frey stellt fest, dass es auf Stufe Kader schwieriger ist, Frauen zu rekrutieren, insbesondere für Stellen, die eine Vollzeitanstellung erfordern. Auf Stufe mittleres Kader hingegen beträgt der Anteil der Frauen an der BCU Lausanne 70%.

Was die Vertretung der beiden Geschlechter bei den verschiedenen Aufgaben betrifft, so ist etwa das Informatikteam der BCU mehrheitlich weiblich zusammengesetzt. Wegen der Informatisierung ihres Katalogs Anfang der 80er-Jahre haben viele Frauen der BCU mit diesem Bereich Bekanntschaft gemacht und fanden schliesslich so den Weg in das Informatikteam. Eine deutliche Übervertretung der Männer ist hingegen im Logistikteam zu verzeichnen.

Die Direktion der BCU Lausanne versucht, im Rahmen der Möglichkeiten von den Geschlechtern her ausgeglichene Teams zu bilden, denn Frauen und Männer müssen mit sämtlichen Situationen umgehen können und sich auch dazu in der Lage fühlen, und zwar nicht nur im Alleingang, sondern auch im Vertrauen auf ein Team und in einer Dynamik, die auf der Berufserfahrung aufbaut.